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Un, deux, trois, soleil.

18 juillet 2008

Ça durera ce que ça durera, mais un entretien, deux entretiens, trois entretiens, j’ai le sourire. Déjeuner vers Miromesnil, mon ancien boulot n’est pas loin, un Starbucks a poussé dans la pharmacie, les costumes et les robes bottes sont partout, passé devant Matignon, Internet sur un banc des Champs, la banlieue, tours HLM et retour chez RYoGA qui non seulement a laissé Internet mais aussi quelques bons films, dont the Big Lebowski, pop-corn, relax, le Dude est là…
Demain un entretien, deux entretiens, trois entretiens, WE entre amis, lundi un entretien, deux entretiens, un petit tour d’avion vers Ajaccio et juste à temps au Revest pour les 20 ans de qui vous savez.

Aube gris métal

17 juillet 2008

Arrivée au petit matin vers 5h30 à CDG. J’aime les aéroports à cette heure là. Vides, en attente de quelque chose. CDG tout particulièrement avec ses grands volumes de béton, ces halls immenses où l’on suit des idéogrammes cryptiques “RER” “Paris by train”. Cette aube d’acier me rappelle notre départ en Inde il y a deux ans, à peu près aux mêmes heures. Deux ans. Deux ans à la Réunion, deux ans à découvrir le fonctionnement d’une ville, de ses habitants. A découvrir le soleil, la plongée, les tropiques. A se recentrer sur nous-même aussi, à préparer notre avenir, à faire des choix.

Ensuite le RER A, avec sa tristesse du petit matin, ses agents de sécurité, ses vendeuses, quelques écorchés du soir aux yeux rouge, toute la banlieue qui se tasse vers la capitale. Gare du Nord, une vieille dame demande de l’aide, de l’argent, s’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plaît. Paris dégage une tristesse intense, poisseuse, le long de ses couloirs de RER gris sales.

Place Léon Blum, mon ancien quartier, la place a été refaite, un peu plus gaie, un grand rond point et de petits bosquets rectangulaires qui amènent quelques buissons fournis. Même impression que quand je repasse à mon lycée dix, quinze ans plus tard : notre histoire est là, notre vie est partie ailleurs, nos amis et nos commerçants ont poursuivi leur route, le onzième d’aujourd’hui n’est pas le onzième d’il y a deux, cinq, sept ans.